Conseils diététiques et hygiènes de vie

Le microbe n’est rien, le terrain est tout. Une espèce microbienne ne subsiste que si le terrain lui permet de subsister. ( Claude Bernard, médecin et physiologiste français. Considéré comme le fondateur de la médecine expérimentale )

S’attaquer au terrain: probléme de l’eau/ de l’alimentation/ des conditions de vie


Ce qui est une nourriture pour l’un est un poison pour l’autre
« Paracelse »


«Que l’aliment soit ton premier médicament!»
Hyppocrate (vers -460/-370 av. J.C.)


Tout comme pour le fondateur de la médecine occidentale, l’alimentation est considérée, pour la médecine chinoise traditionnelle, comme le premier des remèdes. Elle est en même temps, avec la respiration, la source principale de production d’énergie. Une mauvaise alimentation induit ainsi une énergie de basse qualité, néfaste pour la santé et la vitalité.


Conseil pour une bonne transformation de l’alimentation (soutenir le feu digestif)

Excès d’aliment froids ou glacés
Rappel de la physiologie de la digestion
Les aliments sont ingérés par la bouche, où ils sont
mastiqués et mélangés à la salive qui contient une amylase
capable de digérer en partie l’amidon. Il n’y a aucune
absorption des nutriments au niveau de la bouche (excepté
pour certains médicaments au niveau sublingual). Les goûts
sont ressentis au niveau de la langue grâce aux papilles.
La déglutition est ensuite un phénomène d’abord
volontaire puis réflexe, faisant intervenir de nombreuses
structures, en particulier des muscles, et permettant l’entrée
du bol alimentaire dans l’oesophage.
Les aliments atteignent ensuite l’estomac qui est un
réservoir à la fois extensible et contractile, possédant deux
fonctions :
– la malaxation du bol alimentaire et
le début de la digestion grâce aux sécrétions :
-une sécrétion acide, composée d’acide chlorhydrique
HCl, qui abaisse le pH gastrique à 2 lors de la digestion,
et qui permet l’activation des enzymes gastriques et
pancréatiques
– une sécrétion enzymatique, composée de deux
enzymes :
– la pepsine, qui digère les grosses protéines ;
– la lipase gastrique, qui commence la digestion des
graisses.
L’ensemble des sécrétions augmente au début de la
digestion et diminue lorsque l’estomac se vide. Les aliments
vont donc être mélangés aux deux enzymes dans un milieu
très acide, ce qui permet le début de la dégradation des
nutriments complexes en éléments plus petits et plus
facilement assimilables.
L’orifice de sortie de l’estomac, le pylore, laisse passer
ensuite par petites quantités des portions du bol alimentaire
sous l’effet de contractions locales de la paroi, elles-mêmes
sous contrôle parasympathique. Ce passage se fait d’autant
plus facilement que les aliments sont à une température
proche de celle de l’organisme (37°C).
Vous comprendrez donc que manger une glace en fin de
repas est une aberration pour la santé, tout comme finir son
repas par le classique verre d’eau bien froide !
Boire avant de manger est tout autant déconseillé car il
va automatiquement couper la faim et noyer l’estomac. La
consommation d’eau est donc à privilégier autant que
possible en dehors des repas, en particulier pour ceux dont le
Qi de la Rate ou de l’Estomac est faible. Les Chinois
recommandent donc de terminer le repas par une soupe, une
infusion ou un thé qui va favoriser la montée en température du bol alimentaire à 37°C.

(MTC) Santé et Alimentation : Alexandrine Léon


Voici un article sur le psoas iliaque :

 

psoas_imageimages                                                                                                                     images-1« Etirement du psoas »

Le psoas iliaque est un muscle allongé et fusiforme (en forme de fuseau) qui traverse l’abdomen dans le quadrant inférieur et postérieur.
Il est constitué de 2 chefs :
a) le psoas prend son origine sur la 12ème vertèbre dorsale, les 4 premières vertèbres lombaires et sur les disques intervertébraux correspondants.
b) le muscle iliaque, large, aplati et en forme d’éventail, prend son origine au niveau de la fosse iliaque interne.
Les 2 se terminent en un tendon commun au niveau du petit trochanter.
Lorsque l’on observe l’anatomie, il est intéressant de voir que certains nerfs passent au sein même de ce muscle notamment le nerf crural, entre iliaque et psoas.

2 – À quoi sert-il ?
Le psoas iliaque est un muscle puissant car c’est le plus grand fléchisseur de la cuisse sur le bassin.
C’est également un faible rotateur externe. Cependant, ses fonctions mécaniques varient selon l’endroit où l’on envisage son point fixe. Il contribue à la fois à la station debout en assurant l’équilibre du tronc et à la marche en permettant la flexion de la cuisse du membre mobile lors de la phase d’appui unipodal.
3 – Qu’engendre la tension du muscle psoas iliaque?
Lorsque le psoas est trop tendu, il exerce une tension beaucoup trop importante dans le bas du dos et engendre des douleurs lombaires : il est responsable d’environ 50% des lombalgies. La position couchée sur le dos les jambes allongées devient difficile à tenir longtemps car la douleur s’installe et oblige l’individu à changer de position.
Le psoas est également en cause dans plusieurs douleurs abdominales basses.
Chez les personnes âgées, il engendre une flexion du tronc vers l’avant. Qui n’a pas déjà remarqué que les personnes âgées ont tendance à marcher de plus en plus courbées vers l’avant. Ce faisant, elles perdent progressivement l’extension de la hanche; font des pas de plus en plus petits et leur équilibre devient de plus en plus précaire. Comme l’extension de la hanche se réduit, la lubrification de la partie arrière de celle-ci ne se fait plus adéquatement et les phénomènes de dégénérescence s’installent.
Concernant le nerf crural, nous sommes en droit de nous interroger en présence de cruralgie si nous avons affaire à un problème au niveau lombaire ou une tension excessive des chefs iliaque et psoas comprimant alors le nerf crural.
5 – Rapports anatomiques du muscle psoas iliaque et de son fascia
En haut : Rapport avec le diaphragme d’où lien avec le stress et la douleur accentuée par la toux.
Chaque côté des lombaires : Rapport avec les reins dont l’émotion en Médecine TraditionnelleChinoise est la peur (besoin de sécurité, peur de perte matérielle, affective…)
Rapport avec la chaîne ganglionnaire sympathique lombaire (action sur les viscères)
Rapport avec le plexus lombaire (nerf sciatique et nerf crural) d’où sciatalgie et cruralgie.
Rapport avec les veines lombaires d’où lombalgie dite essentielle due à la stase veineuse.
Dans la fosse iliaque : Rapport avec le colon (1ère partie et dernière partie), d’où constipation, colon = lien avec conflits familiaux.
Rapport avec le nerf crural d’où cruralgie.
6 – Mais, qu’est-ce qu’un facia?
Les fascias sont de minces membranes fibreuses et malléables qui constituent une sorte de gaine et enveloppent toutes les structures du corps (muscles et groupes musculaires, os, artères, organes, glandes, etc.). Exemple : Le fascia entourant les organes de l’abdomen se nomme le péritoine, le cœur : le péricarde, les poumons : la plèvre, le cortex : les méninges etc… Ils forment un réseau qui supporte et relie toutes ces structures – comme un filet bien ajusté. Leur ensemble est parfois appelé « deuxième squelette » ou « structure subtile ».
Les fascias sont innervés. Les fibres tubulaires qui les composent servent aussi de voie de circulation au liquide lymphatique. Ils l’acheminent aux vaisseaux lymphatiques, puis aux ganglions.
Que trouve-t-on dans les fascias :
– Du tissu conjonctif dense, très riche en fibres au renouvellement lent et à l’élasticité importante : elles peuvent s’étendre jusqu’à 2 fois et demi leur longueur. 60 % de la masse des fascias est     constitué de fibres de collagène : souples, elles servent de charpente aux cellules avoisinantes.
– Des fibres de réticuline qui participent à la formation des organes lymphoïdes ( moelle osseuse, rate, amygdales, ganglions lymphatiques, thymus) et servent de squelette pour la cicatrisation et la réparation des tissus.
– Une matrice, substance fondamentale, composée de 70% d’eau et de 30% de colloïde , (substance qui ne peut pas traverser la membrane d’un dialyseur)
– Des cellules.
7 – Ce qu’il faut retenir sur les fascias
✔ Ils joueraient un rôle non négligeable dans l’équilibre physiologique et, par conséquent, dans le bien-être psychique. Comme tous tissus vivants, ils peuvent être blessés ou malades.
✔ La biochimiste américaine Ida Rolf a été dans les années 1930 la première à étudier leurs propriétés, dont leur aspect « plastique » (qui peut garder des empreintes). «Langue du psychisme», ils peuvent garder en mémoire, pendant des années les stress et chocs subits. Tout traumatisme physique, psychologique, ou biologique rétracte et crispe le fascia, altère la qualité de distribution
énergétique, sanguine, et perturbe l’équilibre de l’organisme.
✔ Pourquoi le psoas réagit énormément au stress émotionnel et particulièrement, aux peurs ? Parce que son fascia est relié à celui des reins. Or en Médecine Traditionnelle Chinoise, ces derniers sont reliés au sentiment de la peur. Et par le jeu de réseau entre les fascias, sont également concernés le diaphragme (maîtrise de la respiration respiration, lien avec les lombaires…) et le colon.
✔ Quand il existe un déséquilibre articulaire, psychique, une crispation ou un durcissement musculaire le fascia subit une contrainte mécanique qui l’oblige à trouver une compensation en provoquant par ailleurs un nouveau déséquilibre.
✔ Étant donné les postures assises fréquentes dans les divers poste de travail, le psoas ne bénéficie pas d’étirement sur une base régulière, il accumule ces stress et devient rapidement tendu, voir
même rétracté.
✔ Quand ils perdent leur viscosité, les différents muscles ou parties de muscles n’arrivent plus à glisser aisément les uns sur les autres (une adhérence ressemble à une cicatrice, elle aussi faite de
tissu conjonctif). Ces problèmes surgissent à la suite de stress, de mauvaises habitudes posturales, de traumatismes (physiques ou psychologiques) ou encore du vieillissement.
RÉSULTATS:
Des fascias qui ont perdu leurs propriétés peuvent engendrer divers problèmes comme de la douleur, des spasmes ou des tensions musculaires chroniques, une perturbation du métabolisme du muscle, une gêne articulaire, une mauvaise circulation de la lymphe, ou encore un déséquilibre dans les alignements corporels. Ces problèmes peuvent alors entraîner d’autres conséquences, comme des troubles digestifs, des névralgies, des difficultés respiratoires ou une fatigue générale.
8 – Sur le plan énergétique, voici ce qu’on dit des fascias :
* Les fascias constitueraient la base anatomique des méridiens et des points d’acupuncture : Les conclusions des chercheurs de la Southern Médical University tendent à considérer que le réseau de fascia du corps humain peut constituer le substrat physique des méridiens. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont recouru à l’usage d’IRM pour reconstruire les réseaux de fascias en 3D et démontrer qu’ils correspondent aux parcours traditionnel des méridiens.
* Ces recherches vont dans le sens des travaux de John Goodhart (chiropracteur) et John Thie (acupuncteur) dans les années 60 qui ont ensemble élaboré le «Touch For Health» (Santé par le Touché), qui est une branche de la kinésiologie. Le principe étant de tester le niveau énergétique d’un méridien par le biais d’un muscle spécifique. Il existe 12 méridiens principaux et des méridiens extraordinaires dont 2 sont utilisés en kinésiologie. En mettant en commun leur spécialité ces deux précurseurs ont recensés 14 tests musculaires sur 14 muscles précis correspondant aux 12 méridiens principaux et 2 méridiens extraordinaires. Le psoas est l’un d’entre eux, il correspond au méridien du rein (dont une partie de la symbolique concerne les peurs et comprend deux versus : positif «Je m’abandonne positivement à l’exploration de la vie» / négatif «J’ai peur de la vie».
Personnes ayant participé à cet article : Magalie Palierne (Ostéopathe), Marie-Laure Maget (Kinésiologue), Géraldine Galois (Professeur de Yoga).
Sources
Site : Passeport santé, université de médecine de Renne, Wikipédia, documentation personnelle de
chacune.